La Généalogie de Lucie

19 juillet 2009

Patience, patience....

Petite pause à la recherche de nouvelles infos

je_cherche

pour mieux revenir

avec d'autres scoops sur nos ancêtres !!

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08 juin 2009

Quelques notes poétiques ....

En effet, aujourd'hui j'ai décidé de vous laisser méditer sur une annotation que le Curé Noël DROUIN (probablement de la famille, mais que je n'ai pas encore formellement raccroché à nos branches) a laissé sur le registre paroissial de Saint Longis en 1699, très exactement entre le 31 Août, date du baptême précédent, et le 14 Septembre, date du baptême suivant :

"Ah par quel sort cruel le ciel reçoit-il joint

deux coeurs que l'un pour l'autre il ne destinait point"

Je vous laisse imaginer les raisons pour lesquelles il a décidé d'inscrire cette mention dans le registre.... Et si vous avez des idées, n'hésitez pas à les partager !....

Bonne réflexion !

Lucie

Source : AD72, registres paroissiaux Saint Longis, BMS 1692-1725, 1727-1770, vue 30/177 (page de gauche)

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01 juin 2009

Une plaque, une place, deux cousins

Alors que j'étais toujours sur la piste de Ernest Abel Albert GAIGNARD et que je cherchais à en savoir un peu plus sur sa vie (cf. mes messages précédents des 7 mai, 14 mai et 20 mai derniers), l'idée m'est venue que le moyen d'en découvrir peut-être encore un peu plus sur lui était d'aller inspecter le cimetière de Rouessé Vassé, sa commune d'origine.

En effet, une mention quelconque sur une tombe ou un monument aux morts pouvait peut-être me lancer vers de nouvelles pistes. D'autant plus que cette idée a atteint mon petit neurone par un beau matin d'un week-end sarthois où les Archives Départementales étaient fermées et ne pouvaient donc me renseigner ! Ne restait plus que la visite au cimetière, en attendant mieux.

Et me voici donc partie sur les routes sarthoises, destination Rouessé Vassé ! Pour bien comprendre la suite des événements, il faut toutefois que je vous précise un détail qui a toute son importance dans cette histoire : les visites de cimetières à la recherche d'un indice même infime étant une véritable passion pour tout-un-chacun, mes chers parents décidèrent de m'accompagner dans cette folle épopée, avec un en-train et une joie absolument non dissimulés bien sûr !

C'est ainsi que notre joyeuse équipe s'approchait de Sillé le Guillaume, ma chère Maman au poste de pilotage, mon cher Papa concentré à lire la carte routière en braille et Bibi à l'affut du moindre détail à relater sur ce blog, tous trois baignés par le doux et chaud soleil sarthois. Quand, patatra, nous loupâmes l'embranchement pour le "périphérique" de Sillé le Guillaume qui devait nous mener directement à notre destination sans passer par les interminables embouteillages du centre-ville.

Ce petit râté routier a donc non seulement suscité une de ces discussions familiales apaisantes dont nous avons le secret, mais nous fit aussi passer par le centre-ville tant redouté. Quand, tout à coup, mes gênes paternels se sont manifestés, ont déclanché un relèvement de ma paupière gauche et m'ont fait remarquer la plaque de la place que nous étions en train de traverser : la Place de la Résistance de Sillé le Guillaume.

Place_de_la_R_sistance

               

Ainsi donc, voici la confirmation officielle que Ernest Abel Albert GAIGNARD était un résistant de la région de Sillé - Rouessé Vassé. Comme je l'avais fait pour notre "cousin", l'envie me prit de trouver quelques informations sur les trois autres hommes mentionnés sur cette plaque, à partir des sites internet que j'avais déjà visités pour trouver les détails de la déportation de Ernest Abel Albert GAIGNARD.

Et là, quelle ne fut pas ma surprise de trouver que le Docteur Jean Pierre Marie LUCAS-FONTAINE, né le 10 janvier 1895 à Sillé le Guillaume, est le fils de Pierre Henri Marie LUCAS-FONTAINE (né lui aussi un 10 janvier, en 1850) et d'une certaine ... Marie Geneviève GAIGNARD !

Quleques vérifications et quelques clics plus tard : Ernest Abel Albert GAIGNARD est le cousin au 7ème degré de Marie Geneviève GAIGNARD ! En effet, ils ont un couple d'ancêtres en commun : Luc GAIGNARD et son épouse Etiennette LEPERD sont des ancêtres à la 7ème génération à la fois de Ernest Abel Albert GAIGNARD et de Marie Geneviève GAIGNARD.

Pour voir leur lien de parenté, cliquez ici : Parenté Ernest Abel Albert GAIGNARD - Marie Geneviève GAIGNARD

Nous, nous descendons de la même branche GAIGNARD que Marie Geneviève GAIGNARD. En effet, en prenant comme base le docteur de la famille, Louis Arsène Marie DROUIN est un cousin au 6ème degré de Marie Geneviève GAIGNARD ; autrement dit, Jacques GAIGNARD et sa femme Louise Renée Françoise TRUDELLE sont des ancêtres à la 6ème génération des deux cousins, Louis Arsène Marie DROUIN et Marie Geneviève GAIGNARD. Le fameux Jacques GAIGNARD étant le fils de Luc GAIGNARD mentionné plus haut, bien sûr !

Pour voir notre lien de parent, cliquez ici : Parenté Louis Arsène Marie DROUIN - Marie Geneviève GAIGNARD

Notre deuxième "cousin" dans cette histoire, Jean Pierre Marie LUCAS-FONTAINE a été déporté en Allemagne par le convoi du 04.06.1944 au départ de Compiègne et à destination du camp de concentration de Neuengamme (comprenant 2062 hommes), où il sera le matricule n°34114. Il est ensuite interné au camp de Watenstedt, puis de Ravensbrück. Il revient en France, et meurt en 1948.

Dans le même convoi du 04.06.1944, se trouvent les deux autres hommes inscrit sur la plaque de la Place de la Résistance de Sillé le Guillaume : Jean / Fernand QUINTARD (né le 22.08.1887 à Saint Vincent la Chatre -79- et décédé le 16.01.1945 au camp de concentration de Neuengamme) et Pierre QUINTARD (né le 29.09.1920 à Sillé le Guillaume, décédé en 1946 ?).

Je pense avoir retrouvé quelques membres de la famille de nos cousins. Si j'arrive à avoir une réponse d'eux, je vous fais signe bien sûr !

A bientôt,

Lucie

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20 mai 2009

Gardelegen, le 13 Avril 1945

Lorsque que j'ai lu en marge de son acte de naissance que Ernest Abel Albert GAIGNARD était décédé à Gardelegen le 11 avril 1945, j'ai aussitôt cherché à obtenir des informations sur ce lieu, Gardelegen, en Allemagne. Et quelle ne fut pas ma surprise de trouver de nombreux sites où était mentionnée la "tragédie de Gardelegen", tragédie qui s'y était déroulée en Avril 1945 !!

J'ai donc voulu en savoir plus sur cette tragédie car notre "cousin" faisait peut-être partie du millier de victimes de ce massacre. Alors, je ne vais pas refaire l'Histoire et vous raconter, sûrement maladroitement, ce qui s'est passé dans cette région allemande en Avril 1945; d'autant plus que j'ai réussi à trouver sur le site PERSEE (dépendant du Ministère de la Jeunesse, de l'Education Nationale et de la Recherche) un article écrit par André SELLIER, paru dans le numéro de janvier-mars 1999 de Vingtième Siècle - Revue d'Histoire, et intitulé : "L'évacuation de Dora et la tragédie de Gardelegen".

Cet article est avant tout la critique d'un livre écrit précédemment par M. Goldhagen. Mais, pour expliquer les incohérences du livre, André SELLIER reprend chronologiquement chacun des événements survenus entre fin Mars et mi Avril 1945 dans cette région. Ainsi, il explique l'évacuation par les Allemands des camps de concentration de la zone de Dora à l'approche des troupes américaines, le cheminement des différents convois de prisonniers, et enfin l'immobilisation de deux convois à Gardelegen bloqués par l'avancement des Américains. Les autorités allemandes locales décident alors que le millier de prisonniers présent à Gardelegen sera enfermé dans une grange à laquelle les Allemands mettront le feu le 13 avril 1945. Il y aura 1016 victimes et une petite poignée de rescapés.

Pour ceux que cela intéresse, je vous laisse lire ci-dessous l'article d'André SELLIER pour connaitre plus précisément ces événements.

Ernest Abel Albert GAIGNARD  ne fait pas partie des 1016 victimes puisqu'il est décédé le 11 et non pas le 13 Avril 1945, jour de la tragédie. Une chose est sûre cependant, notre "cousin" faisait bien partie de l'un des 5 convois dont il est question dans l'article, peut-être le premier, celui qui est parti directement du camp de Dora.

D'après les annotations en marge de son acte de naissance, Ernest Abel Albert GAIGNARD  est mort à Gardelegen, mais le 11 avril, donc avant l'incendie de la grange. Selon les autres sites déjà évoqués dans mon message précédent, il est décédé, toujours le 11 avril, mais à Dora. Or le camp de Dora était déjà évacué à cette date. Donc, notre "cousin" est plus probablement décédé au cours de l'acheminement de son convoi parti de Dora et à destination d'un nouveau camp de concentration.

Henri LEFEUVRE, l'ancien maire du Mans jusqu'en 1941, alors entré dans la résistance avec ses deux adjoints, aurait été arrêté et déporté en Allemagne en 1944 et serait l'une des victimes de la grange de Gardelegen, d'après le site internet de la mairie du Mans.

Cliquez ici pour lire l'article de André SELLIER.

A bientôt,

Lucie

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14 mai 2009

Ernest Abel Albert GAIGNARD (1892-1945)

Me revoici avec notre cousin Ernest ! La semaine dernière, je n'ai pas voulu vous parler de son décès, car j'avais quelques doutes sur la date, le lieu et les circonstances.

En effet, d'après les annotations en marge de son acte de naissance dans les registres d'état civil de Rouessé Vassé, Ernest Abel Albert GAIGNARD est décédé le 11.04.1945 à Gardelegen en Allemagne, à l'âge de 47 ans.

Or, qui dit 1945 et Allemagne, dit 2nde Guerre Mondiale. J'ai tout d'abord trouvé pas mal d'informations sur Gardelegen en Allemagne, mais de cela, je vous en reparlerai dans mon prochain message. Dans un premier temps, je voulais surtout comprendre pourquoi notre (peut-être) mécano de l'aéronautique militaire lors de la 1ère Guerre Mondiale s'est retrouvé en Allemagne en 1945.

A son décès, Ernest Abel Albert GAIGNARD a 47 ans, donc logiquement trop âgé pour y être décédé en tant que militaire. Et c'est après quelques petites recherches et autant de réflexion que j'ai retrouvé le nom de notre cousin sur le site "Morts dans les Camps". J'y ai alors découvert que, par Arrêté du 6 février 1992, la mention "mort en déportation" devait être apposée sur l'acte de décès de, entre autres, Ernest Abel Albert GAIGNARD (paru au Journal Officiel du 27.03.1992), confirmant ainsi que notre cousin a été déporté en Allemagne, d'où il n'est pas revenu. Restait à savoir pour quelles raisons Ernest Abel Albert GAIGNARD a été déporté.

Et c'est à ce moment de mes toutes premières trouvailles que le site GeneInfos a publié le 2 mai un article au sujet d'une base de données sur les déportés de France arrêtés par mesure de répression, base de données mise sur Internet par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Aussitôt lu, aussitôt partie à la recherche de nouvelles infos sur notre cousin dans cette base de données. Et c'est là que je trouve un certain Ernest GAIGNARD, né le 28.07.1912 à Boussé Vassé (72) et décédé au camp de Dora en Allemagne : 3 informations qui sont proches de ce que j'avais trouvé jusqu'à présent, mais qui demandaient toutefois à être vérifiées, car j'avais pu me tromper. Mais, aujourd'hui, je suis sûre de mes informations : Ernest Abel Albert GAIGNARD est bien né en 1892 (et est de la classe 1912, année de ses 20 ans) à Rouessé Vassé (et non Boussé Vassé, bien sûr) et décédé à Gardelegen (alors en transit en provenance du camp de Dora; je vous en reparle la prochaine fois).

Hormis ces petites inexactitudes, on apprend sur ce site que Ernest Abel Albert GAIGNARD était interné tout d'abord en France au camp de transit de Compiègne et qu'il a fait partie du convoi I.211 parti le 12 mai 1944 à destination du camp de concentration de Buchenwald.

2073 hommes faisaient partie de ce même convoi, en très grande majorité des Français (au nombre de 2038). Sur ces 2073 hommes, 1143 d'entre eux sont rentrés de déportation, 6 se sont évadés durant un transport ou en déportation, 724 sont décédés, 88 sont disparus en déportation, et enfin, on ne sait pas ce que sont devenus 112 hommes de ce convoi.

18 autres sarthois font partie de ce même convoi du 12.05.1944, 12 sont revenus, 6 sont morts en déportation : André BERGET (né à la Ferté Bernard, revenu), Marcel BERTRAS (Joué en Charnie, revenu), Auguste BOULIFARD (Montmirail, revenu), Robert CAUCHOIS ( (Château du Loir, décédé), Georges CHABLE (Monhoudou, décédé), Albert FRENEHARD (Lucé sous Ballon, décédé), Camille GREMONT (Auvers le Hamon, décédé), Henri GUET (Le Mans, revenu), Roger HAMON (Le Mans, décédé), René LEROY (Moncé en Saosnois, revenu), Camille LHUISSIER (Le Mans, revenu), Roger LOUVEAU (Le Mans, revenu), Auguste PAGEOT (Coulaines, revenu), Eugène PECHARD (Le Mans, décédé), Bernard PERCHERON (Saint Marceau, revenu), Bernard PICHARD (Nogent sur Loir, revenu), Jacques PORTIER (Le Mans, revenu) et Alexis PROVOST (Mayet, revenu).

Ernest Abel Albert GAIGNARD, devenu le matricule n° 49716 à son arrivée au camp de Buchenwald, a ensuite été transféré au camp de concentration de Dora. Par contre, je ne sais toujours pas dans quelles circonstances il est décédé le 11.04.1945 à Gardelegen. La seule chose dont je sois à peu près sûre, et encore, c'est qu'il n'a pas été tué lors d'une tentative d'évasion car il n'en est pas fait mention sur ces différents sites Internet. Je ne connais pas non plus les raisons pour lesquelles Ernest Abel Albert GAIGNARD a été arrêté et déporté en Allemagne. Je cherche toujours. En attendant, dans mon prochain message, je vous parlerai de Gardelegen et de ce qui s'y est passé en avril 1945.

A bientôt,

Lucie

Sources :

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