Alors que j'étais toujours sur la piste de Ernest Abel Albert GAIGNARD et que je cherchais à en savoir un peu plus sur sa vie (cf. mes messages précédents des 7 mai, 14 mai et 20 mai derniers), l'idée m'est venue que le moyen d'en découvrir peut-être encore un peu plus sur lui était d'aller inspecter le cimetière de Rouessé Vassé, sa commune d'origine.

En effet, une mention quelconque sur une tombe ou un monument aux morts pouvait peut-être me lancer vers de nouvelles pistes. D'autant plus que cette idée a atteint mon petit neurone par un beau matin d'un week-end sarthois où les Archives Départementales étaient fermées et ne pouvaient donc me renseigner ! Ne restait plus que la visite au cimetière, en attendant mieux.

Et me voici donc partie sur les routes sarthoises, destination Rouessé Vassé ! Pour bien comprendre la suite des événements, il faut toutefois que je vous précise un détail qui a toute son importance dans cette histoire : les visites de cimetières à la recherche d'un indice même infime étant une véritable passion pour tout-un-chacun, mes chers parents décidèrent de m'accompagner dans cette folle épopée, avec un en-train et une joie absolument non dissimulés bien sûr !

C'est ainsi que notre joyeuse équipe s'approchait de Sillé le Guillaume, ma chère Maman au poste de pilotage, mon cher Papa concentré à lire la carte routière en braille et Bibi à l'affut du moindre détail à relater sur ce blog, tous trois baignés par le doux et chaud soleil sarthois. Quand, patatra, nous loupâmes l'embranchement pour le "périphérique" de Sillé le Guillaume qui devait nous mener directement à notre destination sans passer par les interminables embouteillages du centre-ville.

Ce petit râté routier a donc non seulement suscité une de ces discussions familiales apaisantes dont nous avons le secret, mais nous fit aussi passer par le centre-ville tant redouté. Quand, tout à coup, mes gênes paternels se sont manifestés, ont déclanché un relèvement de ma paupière gauche et m'ont fait remarquer la plaque de la place que nous étions en train de traverser : la Place de la Résistance de Sillé le Guillaume.

Place_de_la_R_sistance

               

Ainsi donc, voici la confirmation officielle que Ernest Abel Albert GAIGNARD était un résistant de la région de Sillé - Rouessé Vassé. Comme je l'avais fait pour notre "cousin", l'envie me prit de trouver quelques informations sur les trois autres hommes mentionnés sur cette plaque, à partir des sites internet que j'avais déjà visités pour trouver les détails de la déportation de Ernest Abel Albert GAIGNARD.

Et là, quelle ne fut pas ma surprise de trouver que le Docteur Jean Pierre Marie LUCAS-FONTAINE, né le 10 janvier 1895 à Sillé le Guillaume, est le fils de Pierre Henri Marie LUCAS-FONTAINE (né lui aussi un 10 janvier, en 1850) et d'une certaine ... Marie Geneviève GAIGNARD !

Quleques vérifications et quelques clics plus tard : Ernest Abel Albert GAIGNARD est le cousin au 7ème degré de Marie Geneviève GAIGNARD ! En effet, ils ont un couple d'ancêtres en commun : Luc GAIGNARD et son épouse Etiennette LEPERD sont des ancêtres à la 7ème génération à la fois de Ernest Abel Albert GAIGNARD et de Marie Geneviève GAIGNARD.

Pour voir leur lien de parenté, cliquez ici : Parenté Ernest Abel Albert GAIGNARD - Marie Geneviève GAIGNARD

Nous, nous descendons de la même branche GAIGNARD que Marie Geneviève GAIGNARD. En effet, en prenant comme base le docteur de la famille, Louis Arsène Marie DROUIN est un cousin au 6ème degré de Marie Geneviève GAIGNARD ; autrement dit, Jacques GAIGNARD et sa femme Louise Renée Françoise TRUDELLE sont des ancêtres à la 6ème génération des deux cousins, Louis Arsène Marie DROUIN et Marie Geneviève GAIGNARD. Le fameux Jacques GAIGNARD étant le fils de Luc GAIGNARD mentionné plus haut, bien sûr !

Pour voir notre lien de parent, cliquez ici : Parenté Louis Arsène Marie DROUIN - Marie Geneviève GAIGNARD

Notre deuxième "cousin" dans cette histoire, Jean Pierre Marie LUCAS-FONTAINE a été déporté en Allemagne par le convoi du 04.06.1944 au départ de Compiègne et à destination du camp de concentration de Neuengamme (comprenant 2062 hommes), où il sera le matricule n°34114. Il est ensuite interné au camp de Watenstedt, puis de Ravensbrück. Il revient en France, et meurt en 1948.

Dans le même convoi du 04.06.1944, se trouvent les deux autres hommes inscrit sur la plaque de la Place de la Résistance de Sillé le Guillaume : Jean / Fernand QUINTARD (né le 22.08.1887 à Saint Vincent la Chatre -79- et décédé le 16.01.1945 au camp de concentration de Neuengamme) et Pierre QUINTARD (né le 29.09.1920 à Sillé le Guillaume, décédé en 1946 ?).

Je pense avoir retrouvé quelques membres de la famille de nos cousins. Si j'arrive à avoir une réponse d'eux, je vous fais signe bien sûr !

A bientôt,

Lucie